Gouvernance d’Internet: la fosse aux lions

Le texte suivant est extrait d’un billet rédigé par Martin Lessard (publié le 25 mai 2014 sur son blogue Zéro Seconde). Pour visualiser l’article complet, cliquez sur le lien suivant : Article complet.

NETmundial

À la fin avril avait lieu le « NEtMundial », le Global Multistakeholder Meeting on the Future of Internet Governance.

Cette réunion mondiale sur la gouvernance d’Internet a eu lieu au même moment où le Web mondial fêtait ses 25 ans d’existence. On y a discuté de la façon de reprendre le contrôle d’ICANN (l’entité qui gère le root des noms de domaines d’Internet) sur lequel les États-Unis ont récemment accepté d’abandonner toute souveraineté en mars dernier.

Cette vision d’un Internet moins «américanocentré» a été débattue en regards de dangers de la surveillance massive. Une gouvernance d’Internet implique qu’elle soit multipartite (aucun gouvernement ne devrait avoir plus de pouvoir qu’un autre!) et cela devrait annoncer la fin de l’hégémonie de l’Oncle Sam sur le réseau.

Mais Internet, d’Arpanet au TCP/IP, a été une histoire successive d’absorption de tous les réseaux rencontrés sur son chemin : les réseaux locaux universitaires, puis les réseaux commerciaux (Compuserve, AOL, etc.), puis les réseaux nationaux (Minitel, Canarie, etc.), tout ça a été avalé par Internet.

Créature américaine, Internet induit un tas de sous-entendus technoculturels (transparence, décentralisation, désinmtermédiarisation, libre circulation, etc.) mais aussi culturels (la moralité de Facebook est appliquée partout, par exemple). Soft power follows hard power.

Mais le problème avec la «gouvernance», c’est qu’elle prête flanc à des dangers de détournement: qui aura réellement voix au chapitre? Si les États prennent le dessus, en voulant retrouver leur souveraineté et en écartant les autres acteurs de la partie civile, il y aura alors un réel danger de partition d’Internet.

Cette forme de partition ressemblera à ces embêtements lorsque vous tentez d’accéder à un contenu bloqué géographiquement (Netflix, ARTE, Tou.tv, BBC – mais pour des raisons de copyright dans ces cas-là). Dans un tel contexte, sommes-nous toujours devant un Internet ou des internets?

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